Église des Cordeliers

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Histoire et architecture

Église Notre-Dame des Cordeliers

Église des Cordeliers - Facade

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L’histoire de cette église des Cordeliers commence à la fin du XIV e siècle ; on est alors en pleine guerre de 100 ans, même si notre région est relativement épargnée et le baron Guy XII de Laval et sa femme appellent les Frères mineurs de l’observance, autrement dit les Cordeliers qui est une des trois branches de l’Ordre des Franciscains, pour venir s’installer dans ce faubourg populaire qui est le faubourg Saint Martin. Pour rappel, les Franciscains, c’est un Ordre mendiant qui a fait vœu de pauvreté et qui vit des dons. C’est donc assez logique de les voir s’installer dans ce faubourg qui est donc très populaire. Il est populaire car il accueille les ouvriers de la toile de lin. Il y avait déjà une église qui était un prieuré bénédictin, le Prieuré Saint Martin.

En 1397, les Cordeliers vont prendre possession de leur couvent dont l’église sera consacrée 10 ans plus tard par l’évêque du Mans. A ce moment-là, on va avoir cette première église, mais, finalement, de cette église du XIVe siècle, il ne reste plus grand chose aujourd’hui parce-que l’architecture dominante, tant au niveau du portail que par la présence des retables, c’est l’esprit de la contre-réforme qui a lieu, au XVIIe siècle, en opposition à la réforme protestante qui s’était déroulée un siècle auparavant. Par exemple, on a un portail qui est très travaillé et très impressionnant avec deux matériaux utilisés : dans la partie basse, on retrouve le granit et dans la partie haute de la pierre calcaire c’est à la fois pour un jeu esthétique, on a deux couleurs, mais aussi pour une raison purement utilitaire, le granit étant imperméable, ce qui n’est pas le cas du tufeau. Et donc, à l’intérieur, on a un corpus remarquable de retables, puisque l’idée du retable, c’est, en quelque sorte, de théâtraliser l’eucharistie et de donner envie aux fidèles de retourner à l’église, aux fidèles qui s’étaient, bien entendu, tournés vers le protestantisme.

 

Histoire et architecture, en savoir plus

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Il faut savoir qui même si, aujourd’hui, on n’a plus qu’une seule église qui nous reste de cette installation des Cordeliers, c’était, avant tout, un couvent qui avait à l’origine 80 colonnes de marbre jaspé. Donc, ça devait être quelque-chose d’assez extraordinaire, et il y avait aussi un jardin- plusieurs jardins- un cloître, mais aussi un jardin nourricier, et ce jardin il existe encore aujourd’hui, on peut le voir au niveau du chevet de l’église, en accédant par le Roquet de patience. Il a gardé un petit esprit jardin de curé, entouré par des murs avec 4 allées qui se croisent en leur centre, ce qui est tout-à-fait symbolique. Donc, on a, par exemple, la présence de vigne qui rappelle cette culture très importante au Moyen-Âge. C’est vraiment un « petit coin de paradis », c’est le cas de le dire, ouvert à tous et tout le temps.

 

Glossaire

Basilique :

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Vitrail de la prédication franciscaine

Vitrail de André et Paul Rault de Rennes en 1945

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En remontant le collatéral gauche, dès l’entrée, nous remarquons un grand vitrail moderne, réalisé par André et Paul Rault de Rennes en 1945, au-dessus du tambour de la petite porte qui donne sur la place.

Ce vitrail est souvent présenté comme une prédication de saint François. En réalité, la personnalité centrale est un célèbre franciscain, saint Jean de Capistran, né en Italie et connu pour ses nombreuses prédications en Europe. Il est couvert de la bure de couleur marron des franciscains et porte pour ceinture la corde à trois nœuds symbolisant les trois vœux des religieux, pauvreté, chasteté et obéissance ; c’est cette corde qui donne le nom de cordeliers à ces franciscains appelés aussi frères mineurs.

 

Des documents attestent le passage de saint Jean de Capistran à Laval pour y présider un chapitre des cordeliers en 1422, quelques décennies seulement après la création du couvent. Accompagné de quelques frères, on le voit sur ce vitrail, prêcher devant un groupe de Lavallois habillés de vêtements luxueux mais aussi devant quelques personnes de condition modeste.

Cette prédication a lieu dans l’église des Cordeliers de Laval, représentée ici dans de son premier aménagement du chœur. Sur l’autel, on aperçoit le premier petit retable décoré de tourelles de bois doré de style flamboyant. Derrière lui est représenté un vitrail qui fermait le fond du chœur. Devant celui-ci a été installé en 1636 le magnifique retable de Pierre Corbineau et le vitrail n’est plus visible. On le voit ici, composé de petits lobes arrondis aux couleurs vives : bleu, rouge, blanc. Il est inséré dans le grand vitrail moderne aux formes géométriques longues et brisées ; un vitrail dans le vitrail pour replacer l’événement dans son contexte architectural.

Cette représentation met en lumière l’œuvre pastorale et missionnaire de la grande famille franciscaine très influente à Laval avant la Révolution, puisque représentée à la fois par les cordeliers, les capucins et les clarisses ; menant une vie contemplative dans leur couvent, les franciscains sont aussi des prédicateurs appréciés et des directeurs spirituels recherchés. De plus, le tiers ordre franciscain répand chez les laïcs la spiritualité de saint François.

 

Glossaire

Basilique :
Titre honorifique d’une église attribué par le pape compte tenu de l’ancienneté du lieu de culte ou d’une dévotion particulière.

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Chapelle du baptistère

Cuve baptismale réalisée en marbre noir d’Argentré

Chapelle-du-Baptistère

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Au centre de l’espace du baptême, la cuve baptismale réalisée en marbre noir d’Argentré rappelant le marbre de l’autel, contient l’eau du baptême. Elle est surmontée d’un couvercle en cuivre. Le baptême est le sacrement de la naissance à la vie chrétienne. Par le rite de l’eau, le nouveau baptisé est introduit à une vie nouvelle, il entre dans la communauté chrétienne.

L’évangile de Matthieu, (3,16) nous raconte le baptême de Jésus dans le Jourdain par Jean-Baptiste : « Au moment où Jésus sortait de l’eau, Il vit les cieux s’ouvrir, et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe ». Ainsi, les nouveaux baptisés reçoivent l’Esprit de Dieu.

Dans la chapelle, pour rappeler l’origine du baptême chrétien, une statue de saint Jean Baptiste surplombe la structure à colonnes du retable réalisé par l’architecte Michel Langlois en 1653. Jean-Baptiste est reconnaissable à ses attributs : il est vêtu d’une peau de mouton et annonce la venue du Sauveur en montrant cette longue et fine croix noire. À ses pieds est couché un agneau en référence à la parole qu’il prononça lorsqu’il vit Jésus au bord du Jourdain : « Voici l’agneau de Dieu ».

À l’origine, le baptistère était situé à l’extérieur des églises car les baptisés étaient des adultes. Au VIIIe siècle, alors que l’on baptise de très jeunes enfants, les baptistères sont installés à l’intérieur des églises. Aujourd’hui, ils sont placés plus près du chœur, proches de l’ambon, pupitre du livre des Écritures, et de l’autel.

Actuellement, ces fonts baptismaux sont utilisés pour la célébration des baptêmes de la paroisse et cet espace a été particulièrement bien aménagé pour accueillir les familles qui accompagnent le nouveau baptisé.

 

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Basilique :
Titre honorifique d’une église attribué par le pape compte tenu de l’ancienneté du lieu de culte ou d’une dévotion particulière.

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Vitrail : le baptême de Clovis

Vitrail de Charles Champigneulle-fils 1890

Vitrail : le baptême de Clovis

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Le vitrail a été réalisé en 1890 par Charles Champigneulle-fils, maître verrier de Paris. Il représente le baptême de Clovis, roi des Francs, baptême qui fit de la France, la fille aînée de l’Église et à partir duquel, la tradition voulut que les souverains français soient baptisés à Reims.

Le regard est attiré vers le centre où s’affiche le mot Credo, signifiant “Je crois”. Ce mot rappelle que le baptême est le sacrement de la Foi chrétienne.

Revêtue d’un manteau de lumière, Sainte Clotilde en prière, à gauche, assiste à l’avènement de la foi de son époux, Clovis.

Pour rappeler le baptême du Christ, Clovis est debout dans le bassin qui a recueilli l’eau du baptême. Il va recevoir le Saint Chrême de l’évêque Rémi. Ici, cette huile sainte a été apportée à l’évêque par Le Saint-Esprit sous l’apparence d’une colombe, dans la Sainte Ampoule qu’il tient dans sa main.

A gauche en vert, Saint Vaast, qui a converti et évangélisé Clovis, tient la couronne royale.

Derrière le diacre qui porte la crosse de Rémi, à droite, les deux sœurs de Clovis ainsi que trois mille guerriers vont recevoir le baptême.

Au-dessus de la scène, deux anges déroulent un texte latin qui signifie : “Dieu compte sur les Francs pour accomplir ses œuvres.”

En haut du vitrail, dans les médaillons, saint Jean-Baptiste baptise Jésus. La scène se passe dans le Jourdain, point le plus bas sur terre. C’est le symbole de l’abaissement de Jésus vers la condition humaine.

 

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Le vitrail de saint Pierre

De l’atelier Clamens et Bordereau d’Angers – 1892

Eglise-saint-Vénérand

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Ce vitrail à la gloire de Saint Pierre a été réalisé par l’atelier Clamens et Bordereau d’Angers en 1892 d’après un carton du peintre Victor Livache.

Au centre de cette grande composition, à la porte du Temple, nous voyons les apôtres Pierre et André auréolés, entourés d’une foule diverse.

Cette représentation illustre un miracle de saint Pierre tiré des Actes des Apôtres, chapitre 3, verset 6. Pierre, vêtu de rouge couleur du sang des martyrs et de vert, couleur de l’espérance, touche de sa main gauche le bras d’un infirme dont la béquille est à terre. Selon le texte, il lui dit : « Je n’ai ni or, ni argent, mais ce que j’ai, je te le donne.  Et montrant le ciel, il poursuit : Au nom de Jésus Christ de Nazareth, lève-toi et marche » 

Tous, autour d’eux, ont des regards perplexes, interrogateurs.  Sur le parvis, derrière le futur miraculé, nous voyons en rouge et bleu un grand prêtre contestataire faisant signe aux pharisiens qui tiennent les rouleaux de la Loi à la main. En bas, à droite, au premier plan, assise sur les marches, une femme les regarde, interloquée. Son enfant sur les genoux semble nous interroger : et toi, qu’en penses-tu ? A gauche, une autre maman vêtue de rouge et jaune assiste à l’événement. Elle voudrait partir, mais est retenue par cette scène. Son jeune enfant dans les bras nous interpelle, le plus âgé retient la main de sa mère et la presse, montrant un lys, symbole de pureté.

Au-dessus de cette représentation, Jésus, sur les nuées, entouré d’anges, trône en majesté et bénit l’action de Pierre.

Au-dessus du vitrail, dans les médaillons, St Pierre reçoit du Christ les clés du paradis faisant de lui son successeur, c’est l’attribut qui représente l’apôtre, nouveau berger du peuple de Dieu symbolisé par l’agneau. 

A gauche de ces médaillons, nous remarquons la palme des martyrs, Pierre mourra crucifié comme le Christ, mais la tête en bas, et à droite les symboles pontificaux : il sera le premier pape de l’Église de Rome.

 

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La chapelle Saint-Pierre

Les statues

Chapelle-Saint-Pierre

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La chapelle Saint-Pierre est ornée d’une structure architecturale appelée retable du XVIIe siècle construit par Pierre Corbineau. On remarque la finesse et la richesse de son décors sculpté dans le tuffeau. De belles colonnes de marbre rose et noir, venant respectivement de St Berthevin et d’Argentré, encadrent un emplacement où figurait à l’origine un tableau.

Celui-ci a été remplacé par une niche abritant une grande statue de terre-cuite du XVIIe de saint Pierre protégé, au-dessus de la statue, par une tête d’angelot au centre du cadre. « Le prince des apôtres », droit, altier, vêtu d’une longue tunique verte et d’un manteau drapé couleur de la terre, semble marcher vers nous, tenant ses attributs caractéristiques : la clef du Paradis dans la main droite et le livre de la Nouvelle alliance dans la main gauche ; il est le premier pape.

Dans la niche supérieure, une belle statue en terre cuite du XVIIe siècle représente Jésus adolescent ; son attitude rappelle l’épisode des évangiles lors duquel Marie et Joseph, en pèlerinage à Jérusalem, cherchèrent leur fils pendant trois jours et le retrouvèrent dans le Temple de Jérusalem : « assis, au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence. ». Ici, le Christ debout tend la main droite, geste de l’enseignement, et tient dans sa main gauche le globe terrestre surmonté d’une croix : Il est venu sauver le monde, Il est le Christ Roi de l’univers et a donné tous pouvoirs à Pierre.

 

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Chapelle saint Joseph

Vitrail du Sacré-Cœur

Eglise-saint-Vénérand

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La chapelle Saint-Joseph est dominée par un retable du XVIIe siècle attribué à Pierre Corbineau, remarquable par ses colonnes de marbre noir et rose. Dans l’alcôve, au-dessus

de l’autel, la grande statue de Saint Joseph est du début XIXe siècle.

Saint Joseph, au manteau rouge et vert, tient de la main droite son attribut, le bâton fleuri. Sur son bras gauche, il porte l’Enfant Jésus qui pose sa petite main sur son cou avec tendresse.

Dans son amour de père adoptif, Joseph présente l’Enfant comme Sauveur à tous ceux qui l’approchent.

Dans la niche supérieure, une statue de la réformatrice du Carmel, Sainte Thérèse d’Avila, montre le visage et le regard de la sainte tournés vers le ciel, en supplication. Fondé par des ermites sur le mont Carmel en Palestine à la fin du XIIe siècle, l’ordre des  Carmélites a comme inspirateur le prophète Élie et comme protecteur saint Joseph.

Sur le mur d’en face, un tableau représente le Christ flagellé. Cette scène, tirée de l’évangile de la Passion du Christ, est à l’origine de la conversion de cette grande sainte qu’est Sainte Thérèse d’Avila.

Une plaque de marbre invite les visiteurs à partager la dévotion que portent les mayennais à saint Joseph notamment par le pèlerinage, le 19 mars, à Saint Joseph des champs, une communauté à quelques km de Laval.

 

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Le vitrail de saint Joseph

Vitrail de Jean Clamens – 1890

Vitrail de Jean Clamens – 1890

Vitrail-Chapelle-saint-Joseph

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Le carton de ce vitrail a été réalisé par Jean Clamens et exécuté par ses ateliers à Angers vers 1890. Au sommet, dans deux médaillons, on voit Saint Joseph, charpentier, travaillant le bois dans son atelier. Marie et Jésus se tiennent près de lui : la Sainte Famille est réunie dans un quotidien heureux.

                     Au-dessous, le vitrail représente la mort de Saint Joseph. Au centre, Jésus, jeune adulte, debout, accompagne son père nourricier au moment de son départ de la terre. De son bras droit levé, le Christ montre les Cieux. Les portes du paradis s’ouvrent pour l’homme qui a éduqué et protégé Jésus. Ce sera sa Demeure éternelle. Dans sa main gauche, le Fils de Dieu en habit de célébrant tient un rouleau de la Parole, Joseph y a été fidèle tout au long de sa vie.

À gauche, Marie, à genoux, les mains jointes, les yeux fixés sur son époux, s’unit à cette célébration avec ferveur et confiance, entourée d’anges servant la cérémonie par l’encens et les chants.

Au-dessus, de cette scène, accompagné du chœur céleste, Dieu le Père que l’on voit assis sur son trône, accueille saint Joseph avec amour et reconnaissance.  

Les attributs de Saint Joseph sont le bâton fleuri qui marque qu’il a été choisi par Dieu, et la scie, instrument de son travail. Saint Joseph, fêté le 19 mai, est le patron des artisans et de la bonne mort. Il est aussi le protecteur de l’ordre du Carmel.

Les couleurs vives de ce vitrail n’incitent pas à la tristesse mais transmettent l’Espérance qui a soutenu Saint Joseph toute sa vie.

 

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Chapelle Saint-François

chapelle a été édifiée en 1638 par Pierre Corbineau

Chapelle-Saint-François

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Cette chapelle a été édifiée en 1638 par Pierre Corbineau. Ce retable a toutes les caractéristiques de l’art du retablier : des colonnes de marbre noir d’Argentré et rose de Saint-Berthevin surmontées de frontons en tuffeau richement décorés, des obélisques élégants, des guirlandes de fleurs conduisant à des têtes de chérubins.

Le tableau central, huile sur toile, daté de 1840, montre saint François en prière dans sa robe de bure, les bras croisés sur son cœur. Il est entouré de roches massives. Derrière lui l’horizon se colore, le jour se lève. Devant, lui, sur un rocher, le livre de la Parole est posé sur un crâne. Jésus, le Verbe de Dieu, par sa résurrection a vaincu la mort représentée par le crâne : c’est le fondement de la foi des chrétiens. À côté de ce livre, on remarque un petit papier inscrit de quelques mots. François vient de composer une de ses méditations par laquelle il loue le Seigneur pour la beauté de sa création : Loué sois-tu, mon Seigneur avec toutes tes créatures, spécialement messire frère soleil (…) De toi, le très haut, il nous offre le symbole.

            Au-dessus du tableau se trouve l’insigne des tertiaires franciscains, une corde stylisée entourant une croix, le bras du Christ rejoint un bras vêtu d’une bure.

Dans la niche supérieure, se tient une statue de sainte Claire, fondatrice des clarisses, 2ème ordre franciscain. Première femme à avoir écrit une règle pour un ordre féminin, elle porte le livre de sa règle dans sa main gauche et dans sa main droite, l’ostensoir, son attribut qui, ici, a disparu, par celui-ci, elle aurait fait fuir des sarrasins envahissant le monastère Saint Damien.

 

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Chapelle Saint-François – Le vitrail

Ateliers Champigneul – 1890

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Le vitrail a été réalisé par les ateliers Champigneul en 1890. Il est inspiré d’un tableau de Pietro Bianchi. Nous voyons saint Jean Chrysostome, à gauche, recevant de Marie la révélation de son Immaculée Conception. La Vierge, en mouvement, habite avec les anges. Dans sa blancheur, elle est Notre Dame des anges qui ne connaît pas le Mal. En bas, à droite, en vis à vis de St Jean Chrysostome, saint François et saint Antoine de Padoue interrogent le théologien qui leur transmet ce qui deviendra un dogme en 1854 : dès sa naissance, Marie ne connaît et ne fait que le Bien, elle est l’Immaculée conception.

Au-dessous, comme en filigrane nous apercevons la basilique ND des anges à Assise qui recouvre la chapelle de la Portioncule, petite chapelle du VIe siècle dans laquelle des anges sont apparus à St François lui transmettant ce message : « restaure mon église qui est en ruine. »

Dans les médaillons supérieurs, les anges musiciens chantent la beauté du mystère de l’Immaculée Conception et la gloire de Dieu.

 

Sous le vitrail est accroché un bas-relief en bois polychrome représentant le Christ portant sa croix, aidé par saint François et sainte Claire, à droite. À gauche, saint Jean soutient Marie et sainte Véronique montre le linge où vient de s’imprimer la face du Christ. Venant de la chapelle des clarisses du monastère de Patience démolie en 1798, ce bois sculpté était un devant d’autel, il est classé MH.

 

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Chapelle du Sacré-Cœur

Vitrail, réalisé par les ateliers Clamens et Bordereau d’Angers – 1892

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Le retable de la chapelle du Sacré Cœur est de Pierre Corbineau ; son style nous permet de le dater entre 1630 et 1640.

La statue de la partie supérieure représente sainte Barbe. Chrétienne, sainte Barbe mourut martyr en 235 ; Fêtée par l’Eglise catholique le 4 décembre, c’est l’une des saintes les plus populaires en France. On l’invoque pour demander la protection des personnes persécutées pour leur foi. Elle est la sainte patronne des pompiers et des artilleurs.

La grande statue de la niche inférieure représente le Sacré Cœur. Debout sur un socle portant les lettres IHS, ancienne abréviation du nom Jésus-Christ, le Christ montre d’une main Son Cœur Sacré. Ce cœur, pour les Chrétiens, est source de tout amour. L’autre main invite donc à venir y puiser la force et l’amour permettant d’avancer sur le chemin proposé par le Christ.

Le vitrail, réalisé par les ateliers Clamens et Bordereau d’Angers en 1892, est dédié au Sacré cœur.

Dans les deux médaillons du haut : sainte Marguerite Alacoque (1647-1690), initiatrice de la dévotion au Sacré Cœur en 1674, est à genoux devant Jésus montrant son cœur

En dessous, Dieu le Père au milieu des anges

Au niveau suivant, voici les saints du Ciel. Nous voyons de gauche à droite, saint François, saint Dominique, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse d’Avila, puis sainte Claire. Au centre du vitrail, se trouve le Christ montrant Son cœur rouge entouré d’épines. A la base, on repère la foule de la terre parmi laquelle sont figurés Michel Ange et Raphael, représentants les artistes, le cardinal Richard avec des gants rouges et Monseigneur Wicart, évêque de Laval, tous deux chargés de la coordination des travaux de la basilique du Sacré cœur représentée en arrière-plan.

 

Sur le mur, en face du retable, se trouve une statue de saint Antoine de Padoue. Ce Frère franciscain, né en 1195 et mort en 1231 fut contemporain de Saint François d’Assise. Grand prédicateur, prêtre et docteur de l’Eglise, il fait l’objet d’une foi populaire importante car il est très souvent invoqué pour retrouver les objets perdus

Il est présenté avec un cadre en arrière-fond qui porte des inscriptions de prières : en haut : « Gloire à Dieu, au Père, au Fils et au saint Esprit », à gauche : « saint Antoine de Padoue, priez pour nous » et à droite, « Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ ». Nous retrouvons cette dernière formulation dans la prière de l’Angelus au cours de laquelle nous nous tournons vers la Vierge Marie. C’est une façon de rappeler que l’Angélus est une prière de tradition franciscaine.

 

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7

Chapelle Notre-Dame des sept douleurs

début XVIIIe siècle

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Le retable de la chapelle des sept douleurs, n’est pas dans l’alignement des autres retables à cause de la porte de la sacristie. Réalisé tout début XVIIIe siècle, il n’est pas attribué à Pierre Corbineau mort en 1676. En haut du retable, on lit les initiales du donateur, Le Blanc de Vignolle, alors doyen des avocats de Laval. Au sommet, on distingue un cœur entouré d’épines, d’où sortent des flammes, c’est le début de la dévotion au cœur sacré de Jésus développée par sainte Marguerite Marie en 1674.  À droite de l’autel se tient une statue de Saint louis Gonzague, jésuite du XVIe, et à gauche, Saint Malo, évêque breton invoqué pour la guérison des enfants malades.

Au centre, le retable porte une piéta ou Vierge de pitié, appelée aussi Vierge des douleurs. Dans l’art religieux, la piéta est une représentation de la Vierge portant son fils Jésus sur ses genoux après sa mort sur la croix.

Les dimensions de la statue sont imposantes, les couleurs contrastées : à la riche polychromie des vêtements de la Vierge s’oppose la pâleur du corps de Jésus. Hormis une trace rouge sur la main gauche, son corps ne porte aucune marque des coups terribles qu’il vient de recevoir.  Comme il le fut petit enfant, il semble apaisé dans les bras rassurants de sa mère : « C’est toi qui m’as tiré du ventre de ma mère et m’a mis en sécurité entre ses bras » dit le psaume 21, psaume que Jésus a prié sur la croix.  De tout son corps, la Vierge assise, soutient son Fils :  ses genoux lui offrent le trône qu’il n’a pas eu sur cette terre et les gestes de la main de la Vierge semblent le guider vers le Ciel.

Pourtant dans cet ultime arrachement, celui de la mort, Marie ne regarde pas son Fils. IL n’est plus à elle, elle n’est plus à Lui. Dans quelques instants, Joseph d’Arimathie, avec délicatesse, va lui reprendre son Fils pour le déposer au tombeau ; c’est bientôt le Sabbat, il faut se dépêcher. Marie va rentrer chez elle, de l’autre côté de la ville. Elle retrouvera Saint Jean à qui Jésus l’a confiée avant de mourir. Là, dans une espérance, qu’elle seule sait certitude, y attendra la Résurrection de son Fils tant aimé.

 

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8

Le retable du chœur

Retable de Pierre Corbineau -1636

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Visible dès l’entrée du bâtiment, le chœur de l’église est dominé par un imposant retable de quatorze mètres de hauteur et de presque dix mètres de largeur. Un retable est une construction architecturale ornementale disposée derrière l’autel, ou table de l’eucharistie. Celui-ci a été construit en 1636 par Pierre Corbineau, architecte connu comme le meilleur retablier lavallois du XVIIe siècle.

Élevé sur trois niveaux et divisé en trois corps, ce chef d’œuvre présente un jeu de colonnes élégantes où le marbre rose de Saint-Berthevin et le marbre noir d’Argentré se démarquent sur la blancheur du tuffeau.

La décoration est dominée par les nombreuses guirlandes qui joignent les enroulements des frontons interrompus ; elle comprend aussi des rinceaux, des chutes de fleurs et de fruits ainsi que des têtes d’angelots.

L’étage supérieur expose trois statues du XVIIe siècle en terre cuite de Pierre Biardeau ; au centre, aux plissés blancs ourlés de dorure, le Christ bénit le monde. A gauche saint François d’Assise, et à droite, tenant un bougeoir, saint Jean qui, dans son évangile, présente Jésus comme la Lumière du monde.

Le tableau central, placé au XIXe siècle, est inspiré du tableau « L’Assomption de la Vierge » de Murillo, Marie est emportée au ciel par les anges en liesse.

Lors de sa construction, ce grand retable est placé entre le chœur réservé aux moines-cordeliers et la nef qui accueille les fidèles. En 1841, il est reporté au fond du chœur pour faciliter le déroulement des offices dans cette église devenue annexe de l’église La Trinité en 1802, puis église paroissiale en 1826. A son emplacement actuel, il cache la grande verrière fragilisée par les siècles et difficile à entretenir. Il reste un des plus beaux retables de notre région.

 

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9

Statue Notre-Dame des Cordeliers

En bois, XVIe siècle

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La statue de Marie, Notre Dame des cordeliers, était autrefois disposée dans la niche du fronton de la porte d’entrée de l’église construit par Pierre Corbineau. Une copie en résine l’a remplacée et l’originale du XVIe siècle, en bois, a pris place à l’abri des intempéries, sur ce pilier, à droite du chœur. Cette statue a été restaurée en 1980.

La posture de la Vierge nous fait penser aux traditionnelles statues de Marie célébrant l’Annonciation. Au XVIe siècle, représentant l’Annonciation selon l’évangile de saint Luc, deux statues se font face : l’ange, et Marie. L’ange s’adresse à la Vierge : Je te salue, Marie, Sois sans crainte, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.… Marie est debout, attentive, bouleversée. Les paroles de l’ange la pénètrent, elle les recueille par ses bras croisés sur son cœur et répond : Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole.

 Il est possible que cette statue vienne de cette expression à 2 personnages car, outre celle de l’Annonciation, il n’y avait que des Vierges à L’Enfant à l’époque. Il faut attendre le XVIIe siècle pour trouver des représentions de la Vierge seule, souvent des vierges de l’Apocalypse écrasant le serpent.

 Dès lors cette représentation de Notre-Dame des Cordeliers prend une autre symbolique. Aujourd’hui c’est nous qui sommes devant Celle qui a donné chair au Verbe de Dieu, et, par sa couronne, elle est reine de la royauté de son Fils.

Marie, Notre-Dame des Cordeliers, est vêtue d’un manteau bleuté tout juste bordé d’or et d’une robe rosée aux lourds plissés de lin. Le voile blanc qui entoure son encolure met en valeur l’attention que nous porte son visage. Dans son humilité, Marie reste toute candeur, toute douceur. Son expression, grave et attentive, n’est là que pour exprimer sa présence auprès de nous, et chaque jour, son écoute. Elle reçoit nos prières, nos louanges, elle les retient de ses mains sur son cœur et les offre au Seigneur.

 

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Chapelle du Saint-Sacrement

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La Chapelle de la Sainte Vierge est aussi celle du Saint-Sacrement. Elle abrite dans un tabernacle, petit mobilier liturgique spécifique, les hosties consacrées et est destinée à une dévotion particulière dite de la « Présence réelle ». Aujourd’hui, dans cette chapelle, ont lieu les « messes de semaine. » lors desquelles les fidèles sont peu nombreux.

L’autel, dans le style du XVe siècle, est le fruit d’un vœu de la famille Lespagnol de Chanteloup dont le fils était parti à la guerre contre les Prussiens ; l’autel fut construit après le retour de celui-ci en 1871. Pour l’occasion, l’autel fut appelé l’autel de l’espérance, ce qui nous rappelle l’événement de Pontmain qui eut lieu à la même époque.

La statue de la Vierge Marie se tient au centre, portant l’Enfant Jésus, sous un dais en bois doré, formant une chapelle très décorée. Sur la poitrine de la Mère et de l’Enfant, on aperçoit un petit cœur en médaillon. Marie porte une couronne et un sceptre, car elle est reine. Elle nous présente l’Enfant Jésus, qui se tient assis, droit, dans ses bras, tous les deux se tournent vers nous, nous regardent, nous accueillent.

Le devant de l’autel est décoré d’un haut-relief qui représente saint Joseph travaillant sur une pièce de bois, tandis que Jésus, enfant, aide Marie, sa mère à dévider un amas de laine tout juste filée, symbole du fil de nos vies recueillies maternellement. La nouvelle laine deviendra un bel écheveau entre les bras de Jésus.

 

Glossaire

Basilique :
Titre honorifique d’une église attribué par le pape compte tenu de l’ancienneté du lieu de culte ou d’une dévotion particulière.

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La chapelle Sainte-Anne

Retable 1883

La-Chapelle-Sainte-Anne

Le Retable 

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Dans la chapelle Sainte-Anne, le retable et le vitrail ont un point commun, l’éducation.

Dans la niche centrale du retable construit en 1883, sainte Anne présente à Marie un rouleau de papyrus ou de parchemin sur lequel sont écrites des lettres ; avec un regard protecteur et une main enseignante, elle apprend la lecture à Marie avide de se nourrir des textes sacrés. Sur les tableaux représentant l’Annonciation on verra souvent Marie lisant un texte d’Isaïe lors de la visite de l’ange Gabriel.

La statue de gauche représente saint Paul ; à droite, on reconnaît une statue de saint Louis.

Depuis sa création, cette église est dédiée à Notre-Dame ; près de l’autel, de nombreux ex voto sont des témoignages de reconnaissance envers Marie, souvent invoquée ici sous le nom de Notre-Dame du Sacré-Cœur.

 

Le vitrail

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Ce vitrail, de la seconde moitié du XIX siècle, est inspiré de celui de l’église Saint-Eustache à Paris, il présente l’éducation de saint Louis par sa mère Blanche de Castille, un thème centré sur l’idéal du roi chrétien.

En haut des marches, assise sur son trône au centre du vitrail, Blanche de Castille, richement vêtue, veille sur l’éducation du futur roi. Elle est l’exemple de la bonne éducatrice ; avec l’aide de l’Église catholique, elle fera de son fils un chrétien pieux, un prince soucieux du bien commun, un juge sensible à la misère humaine, un soldat combattant les ennemis des catholiques ; il est le bon roi selon les critères de l’époque.

À gauche, un franciscain, d’un geste, encourage vivement dans ses études le jeune saint Louis, en blanc, dont la tête est auréolée. Celui-ci se montre particulièrement attentif aux leçons données par un dominicain face à lui.

À gauche, le monument représenté au-dessus du jeune roi est le château de Vincennes où saint Louis a souvent séjourné. En symétrie, à droite, l’arbre imposant est le chêne sous lequel ce roi rendait la justice, se montrant juste envers les pauvres. Le cavalier rapide semble partir en croisade vers Constantinople. II en rapportera la couronne d’épines du Christ. Au premier plan, à gauche un reliquaire attend la fameuse couronne qui sera exposée plus tard dans le reliquaire monumental qu’est la Sainte Chapelle.

Au sommet de la représentation, un ange, accompagné de l’archange saint-Michel, se prépare à remettre au jeune Louis la couronne royale à fleurs de lys qui lui revient.

Dans cette église des Cordeliers, ce vitrail rappelle aussi l’admiration que saint Louis portait à saint François.

 

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Basilique :
Titre honorifique d’une église attribué par le pape compte tenu de l’ancienneté du lieu de culte ou d’une dévotion particulière.

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Chapelle Notre-Dame du Sacré-Cœur

Retable et vitrail

Chapelle-ND-du-Sacre-Coeur8

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La chapelle Notre-Dame du Sacré-Cœur a été édifiée grâce au don d’une famille ayant des liens avec le Centre Notre-Dame du Sacré-Cœur d’Issoudun. Réalisé après 1875 par Mr Cosnard du Mans, l’autel en pierre est surmonté de part et d’autre de colonnes avec pinacles travaillés telle une dentelle. Elles ornent l’alcôve centrale où se tient une immense statue de Marie. La Vierge présente l’Enfant-Jésus dont elle exhibe le cœur souffrant à cause de nos péchés. Sur la porte dorée du tabernacle sont sculptés le cœur de Jésus et le cœur de Marie, transpercés.

 

Le devant de l’autel est creusé de cinq niches attribuées à des saints vénérés par la famille donatrice : deux des statues ayant été volées, trois ont été mises à l’abri.

 

Le vitrail, réalisé par les ateliers Clamens d’Angers en 1891, est dédié à saint Michel. Au centre, couvert d’une cape rouge, l’archange terrasse le dragon de sa longue lance. À gauche, à genoux, Jeanne d’arc, en armure, lui demande courage et confiance. Face à elle, à droite, se tiennent sainte Catherine et sainte Marguerite, présentes lors de l’apparition pendant laquelle il lui a été demandé de bouter les Anglais hors de France et de faire sacrer Charles VII à Reims. Sainte Catherine d’Alexandrie est appuyée sur une demi roue, à ses côtés, sainte Marguerite d’Antioche montre une croix. Toutes deux, richement vêtues, tiennent la palme des martyrs.

À gauche derrière Jeanne, on aperçoit le roi arborant la main de la justice. Sur le socle carrelé est inscrit « Satanam in internum detrude », « Satan est rejeté pour l’éternité ».

À la base, deux anges portent des phylactères qui traduisent, comme un cri de victoire, le nom de saint Michel « Quis ut deus ? », « Qui est comme Dieu ? ».

Entre eux, le collier de l’Ordre de saint Michel est formé de six coquilles assemblées par des entrelacs d’or. Il est surmonté de la couronne royale et du blason bleu des rois de France orné de trois lys dorés. La médaille du pendentif représente saint Michel terrassant le dragon.

Saint Michel est le saint patron de la France, ce vitrail célèbre Jeanne d’Arc et la foi des français.

 

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Titre honorifique d’une église attribué par le pape compte tenu de l’ancienneté du lieu de culte ou d’une dévotion particulière.

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Chapelle Notre Dame de Lourdes

Retable et vitrail

Eglise-saint-Vénérand

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En 1858, la Vierge Marie est apparue 18 fois à une jeune fille nommée Bernadette Soubirous, à la grotte de Massabielle à Lourdes. Dans cette chapelle qui est dédiée à la Vierge, l’autel en marbre blanc a été réalisé en 1877 suite à un don anonyme. Il est garni de trois statues : Notre Dame de Lourdes, entourée de deux anges. 

Le vitrail a été réalisé par Charles Champigneulle en 1899.  Il représente les pèlerins venus nombreux prier dans ce sanctuaire marial.

Au milieu de ces infirmes et de ces malades, trône la statue de Marie. Les mains jointes, en prière, elle accueille cette foule qui se presse à ses pieds : jeunes enfants, gens âgés, pauvres et riches, debout, couchés ou à genoux. Tous l’implorent, chapelet à la main. Qu’attendent-ils d’elle ? Peut-être une guérison, une consolation, surtout beaucoup de sa tendresse maternelle.

S’approchant de la grotte, l’évêque et les fidèles viennent prier la Vierge Marie. Bannières à la main, flambeaux en tête de procession, rien n’est trop beau pour l’honorer.

A l’arrière-plan, au cœur des sommets des Pyrénées, s’élance, majestueuse la flèche de la basilique. « Qu’on bâtisse ici une chapelle et qu’on y vienne en procession » a demandé Marie à Bernadette. Et voici cette église où tant de pèlerins viennent encore chaque année se recueillir.

Dans les médaillons du vitrail, émergeant de ce bleu marial éclatant, en 1858, Bernadette aperçoit la Vierge. Elle venait de se déchausser pour franchir le ruisseau, encore si froid en ce mois de février. Dans le creux du Rocher, la Vierge Marie se manifeste à elle et lui sourit. C’est cette petite bergère à la vie si rude et si pauvre que la Sainte Vierge a choisie pour en faire sa messagère en lui disant : « Que soy era Immaculada Councepciou» (« Je suis l’Immaculée Conception ») Des mots que la petite Bernadette ne peut comprendre, un message si grand pour une si petite enfant. : L’âme de Marie est née toute pure, elle est la blancheur même.

A Lourdes, la Vierge Marie vient pour tous : sur les sentiers de nos vies elle nous accompagne dans nos épreuves et nos maladies elle vient ranimer l’Espérance.

 

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Chapelle Saint-Charles Borromée

Retable de trois hauts-reliefs en albâtre

Chapelle-Saint-Charles-Borromee

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L’autel, offert en 1877 par Madame Lamerie, de même que le vitrail, est en bois finement sculpté. Le retable est incrusté de trois hauts-reliefs en albâtre. Ils représentent trois scènes de la vie de Charles Borromée, évêque de Milan au XVIème siècle, auquel l’autel est consacré.

En bas à gauche, Charles Borromée à 22 ans, son visage reflète sa jeunesse. Le pape Pie IV, reconnaissable à sa tiare, son oncle maternel, l’ordonne cardinal. Comme le veut l’usage, plusieurs évêques concélèbrent l’ordination.

En haut, Charles Borromée porte la communion aux pestiférés de Milan en 1576. Derrière lui, un homme vient à peine de fermer le livre de la Parole après sa lecture. Deux anges ont procédé à l’aspersion et à l’encensement pour purifier le malade et l’investir de la grâce divine et, ainsi, le préparer à recevoir le corps du Christ.

En bas à droite, Saint Charles tend un crucifix à son oncle mourant. A gauche, deux capucins, l’un debout, l’autre agenouillé, puis deux prêtres portant la lumière et le livre de la Parole, deux servants agenouillés, chargés de l’aspersion purificatoire, à droite, trois hommes en prière dont l’un soutient le mourant, constituent l’assemblée.

L’histoire retiendra de saint Charles Borromée, son dévouement aux malades, le rôle sanitaire et spirituel qu’il joua dans un Milan ravagé par la peste.

 

Retournons-nous, au-dessus du box en verre, un tableau représente saint Sébastien. Persécuté pour sa foi, il fut attaché à un poteau et criblé de flèches. Survivant de cette épreuve, il devint le saint invoqué contre la peste et les maladies contagieuses.

 

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Vitrail de sainte Cécile

Réalisé par Auguste Alleaume 1894

Vitrail-de-Sainte-Cécile

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Le vitrail de cette chapelle a été réalisé par Auguste Alleaume en 1894. Il a été offert par une famille dont on voit le nom dans la cartouche du bas du vitrail entre des instruments divers : Mme Cécile Lamery Hubert.

Le maître-verrier a mis en lumière un tableau de Raphaël, L’Extase de Sainte Cécile.

Au-dessus, dans deux médaillons, deux anges musiciens chantent la gloire de Dieu.

Au centre, la sainte, en jaune d’or, lèvres closes, tient son orgue portatif sans le jouer. Les yeux levés, Cécile écoute en son cœur la musique céleste des anges, dans les nuées. Autour d’elle quatre personnages s’unissent à cette prière portée par la musique divine. À gauche, saint Paul, en rouge, tenant son attribut, l’épée, il est silencieux et pensif. Sa méditation encourage le chant du cœur qui résonne en écho de sa Lettre aux Colossiens III, 16 : « Par des psaumes, des hymnes et de libres louanges, chantez à Dieu, dans vos cœurs votre reconnaissance. » Au second plan, derrière Paul, nous voyons saint Jean qui célèbre les martyrs de Dieu dont il relate sa vision dans l’apocalypse : Et je vis, sur une mer claire, ceux qui avaient vaincu la bête,(…) debout tenant les harpes de Dieu. Ils chantaient le cantique de Moïse et de l’Agneau Ap 15, 2. Par un regard échangé, saint Jean se fait complice de saint Augustin dont on reconnaît la crosse, à gauche de Cécile. Saint Augustin nous exhorte à chanter Dieu dans son homélie sur le psaume 97.  « Chantez avec la voix, chantez avec le cœur, chantez par toute votre vie. Chantez au Seigneur un chant nouveau ! »

À droite, Marie-Madeleine nous prend à témoin pour que nous unissions nos voix à ce chœur intemporel qui s’élève comme le précieux parfum dont elle porte le flacon en ses mains.

Sainte Cécile devenue chrétienne subit le martyre en 230 sous l’empereur Alexandre Sévère ; sa légende dit qu’elle chantait dans son cœur pendant la cérémonie de son mariage avec Valérien, converti et martyr à son tour. Cécile, sainte patronne des musiciens fêtée le 22 novembre a chanté Dieu par toute sa vie !

 

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Chapelle des morts de la guerre

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          Ici, à la différence des autres chapelles, l’autel de marbre blanc est situé sous le vitrail réalisé en 1945 par les ateliers Rault de Rennes. De chaque côté de celui-ci, sont disposées des plaques de marbre gravées de la liste du nom des soldats morts pendant la guerre 1914 -1918.

           Au-dessus de l’autel, ce vitrail immense forme un retable de lumière. Il est de facture moderne caractérisée par de grandes formes géométriques rectangulaires et triangulaires ainsi que des couleurs franches à dominante bleue. Il représente la Vierge Marie au ciel, aux pieds de la croix glorieuse de son Fils. Les saints et les anges entourent la Vierge. Elle est la médiatrice guidant, vers son Fils, les craintifs et les hésitants accompagnés de leurs anges gardiens. La croix du Christ est en pleine lumière de sa gloire chantée par les anges musiciens.

On remarque une statue de chaque côté de la verrière :

-Sainte Thérèse de Lisieux de 1930, œuvre de Maître Maillard à partir d’une photographie de Thérèse Martin.

-Notre Dame de Pontmain installée en juin 1939 en souvenir de l’un des voyants devenu l’abbé Eugène Barbedette, vicaire de cette église le 21 janvier 1897.

Nous pouvons relire le message de l’apparition de la Vierge à Pontmain le 17 janvier 1871 :

« Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher. »

 

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Le Chemin de Croix

Louis Laguerre, peintre français du XVIIIe siècle

Le Chemin-de-Croix

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La dévotion des chemins de croix prend sa source au XIIème siècle. Trois éléments fondamentaux : Les plaies du Christ, la Sainte Face et la Piéta, auxquels s’ajoutent, au XIVème siècle, les lieux cités dans les Saintes-Ècritures, constituent les buts de pèlerinages en Terre Sainte.

A partir du XVème siècle, devant le coût et les dangers du voyage, des pratiques locales de substitution se développent autour de représentations visuelles des chutes de la Passion du Christ comme les calvaires, puis les chemins de croix. Ils sont inspirés des écrits du savant hollandais Andrichomius. Le nombre de stations varie alors de six à dix-huit.

En 1731, le pape Clément XII propose d’harmoniser le nombre de stations à quatorze. Cette formule se répand dans les églises paroissiales et les chapelles conventuelles.

De la condamnation à mort du Christ à sa mise au tombeau, chaque station invite à marcher sur les pas de Jésus et à méditer sur sa Passion.

Aujourd’hui, dans certaines églises, une quinzième station, dédiée à la résurrection du Christ, rappelle que ce dur chemin débouche sur la lumière de l’espérance d’une vie nouvelle.

Le chemin de croix de l’église des Cordeliers se lit du bras nord au bras sud du transept, en passant par les bas-côtés. Il fait partie des nombreuses copies d’un ensemble réalisé par Louis Laguerre, peintre français du XVIIIème siècle. L’intensité dramatique traduite par l’expressivité des visages et les attitudes, rappelle l’humanité du Christ.

Quelques mots inscrits au bas de chaque tableau, donnent sens aux scènes représentées.

 

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L’orgue

Construit en 1851

L'Orgue de l'église des Cordeliers

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Le grand orgue de l’église Notre-Dame des Cordeliers a été construit en 1851 par le facteur d’orgue Sergent, du faubourg Saint-Antoine à Paris. Il a sans doute réutilisé des éléments d’un ancien instrument très endommagé lorsque l’édifice n’était plus un lieu de culte, fin XVIIIe s.

L’orgue a connu plusieurs restaurations importantes. D’abord, une première restauration par le facteur nantais Louis Debierre en 1878, un des organistes français les plus célèbres et un novateur à l’origine de plusieurs brevets pour repenser largement l’instrument. Louis Debierre a construit plus de 600 instruments en France dont plusieurs en Mayenne. Il conçoit des orgues à buffet simple, à la réalisation rationalisée, presque en série, pour des budgets abordables, comme c’est le cas aux Cordeliers, paroisse nouvellement crée au 1826, au cœur d’un quartier populaire.

Deuxième restauration en 1936, par le successeur de Debierre, Georges Gloton, facteur bourguignon formé par le facteur d’orgues Cavaillé-Coll. Depuis cette restauration, l’orgue comporte 16 jeux.  La console a été retournée face à l’autel, et renferme désormais deux claviers de 56 notes et un pédalier plat à l’allemande de 30 notes, avec transmission mécanique.

Tous ces travaux font de l’orgue actuel des Cordeliers un orgue Gloton-Depierre, au son classique français, typique du début du XXe siècle Un récital inaugural a été donné par le chanoine Fauchard le 6 décembre 1936.

L’entretien de l’instrument a successivement été assuré par la manufacture Renaud (44) puis Boisseau (86), et depuis 2008 par le facteur Toussaint (44), avec le soutien des paroissiens et du clergé, notamment grâce à l’action décisive du Père Perdrix depuis les années 2000. L’instrument a été tenu pendant plus de quarante ans par Lucien Chevron. L’actuel titulaire est Arnaud Bouillé.

La tribune de Notre-Dame des Cordeliers accueille, sous la direction d’Anne Couiller, une chorale polyphonique réputée, et un chœur grégorien qui anime la messe du rite extraordinaire du dimanche matin. Cette tribune garde aussi une longue tradition d’accueil de chœurs et d’instrumentistes de passage.

Cliquez sur « en savoir plus » pour entendre l’orgue dans le « Duo de trompettes » de Louis-Nicolas Clérambault (1676-1749). Enregistrement réalisé sur l’orgue Gloton-Debierre de Notre-Dame des Cordeliers le dimanche 30 octobre 2022, interprété par l’actuel titulaire, Arnaud Bouillé.

 

Duo des trompettes sur cet orgue par Arnaud Bouillé.

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