Plan de visite St-Vénérand

Basilique, histoire et architecture, intérieur

Intérieur, XIe et XVIe siècles.

Glossaire

Chœur ou espace liturgique : espace situé au-delà de la nef et du transept où se déroule le cœur de toute célébration : proclamation de la Parole de Dieu, consécration du pain eucharistique.

Plan basilical : plan rectangulaire avec trois nefs séparées par des colonnes et prolongé par une abside en forme de demi-cercle.

Nef : lieu où se tiennent les fidèles lors des célébrations. La nef principale est située face au chœur, entre le portail d’entrée principale et la croisée du transept. La voute a souvent la forme d’une coque de bateau renversée, d’où le mot « nef » qui signifie « navire ».

Transept : nef transversale qui coupe la nef principale d’une église, qui lui donne ainsi la forme symbolique d’une croix.

Déambulatoire : galerie permettant de circuler autour du chœur et desservir les chapelles rayonnantes.

Chevet : désigne l’extrémité du chœur d’une église derrière le maître-autel. Le mot vient du latin  caput, « tête », dans les église en forme de croix, le chevet correspond à la partie de la croix sur laquelle le Christ crucifié posa sa tête.

Présence réelle : présence de Jésus-Christ dans les hosties consacrées pendant la messe.

Tabernacle : mobilier contenant les hosties consacrées, repérable par une petite lumière rouge posée à proximité.

Culot : ornement architectural à demi engagé dans un mur, parfois doté d’une fonction de support d’un arc ou d’une base de colonne et généralement décoré de sculpture. 

Modillon : élément d’architecture sculpté qui sert à soutenir une corniche.

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Quand nous entrons dans la basilique, ce qui frappe en premier c’est l’importance de l’espace : 54 m de long, 24 m de large.  800 fidèles peuvent y être accueillis.

Peu de décors, peu de mobilier, ils ont été victimes du bombardement du 9 juin 1944. Cela met en relief la luminosité du chœur qui s’élève à 24 mètres, la croix d’autel et la représentation de Notre-Dame-des-Miracles. L’orientation EST de l’ensemble symbolise l’aube nouvelle du Christ ressuscité.

A l’origine, l’édifice était de plan basilical, c’est-à-dire formé d’une nef rectangulaire prolongée par un chœur. Devenu trop petit pour la population pratiquante de l’époque, il est agrandi au Xème siècle par l’ajout d’un transept qui donne à l’église une forme en croix. En même temps la voûte en bois est remplacée par la voûte en pierre que nous voyons aujourd’hui. Nouvel agrandissement au XVIIème siècle, avec la construction des bas-côtés. Au XIXème, le curé fait bâtir le chœur actuel. La première pierre est posée le 18 mai 1868 par l’archiprêtre Alexandre Tison. Ce chœur néogothique veut rappeler celui de la cathédrale du Mans. Il est construit en tuffeau et soutenu en extérieur par des arcs-boutants. Il est entouré d’un déambulatoire et de sept chapelles rayonnantes dont la plus profonde, au chevet, est la chapelle du Saint Sacrement où la lueur rouge derrière la petite croix en bois indique aux croyants la Présence réelle dans le tabernacle.

Avant de faire le tour de l’église, si vous voulez en savoir plus, cliquez sur le bouton suivant.

 

Histoire et architecture, basilique, en savoir plus

L’histoire de cette église est liée à celle de la ville de Mayenne : incendiée lors de la prise du Château par Guillaume le Conquérant, saccagée pendant la Guerre de Cent ans, transformée en Temple de la Raison sous la Révolution, bombardée le 9 juin 1944 et réouverte au culte 13 ans plus tard, en 1957.

Si vous faites le tour de l’édifice, en empruntant le bas-côté nord, vous remarquerez :

  • Une jolie embrasure de porte qui donne accès à la tourelle.
  • Les piliers déjà dans les murs de l’église initiale en prévision d’agrandissements. Ils sont ornés de chapiteaux romans et flanqués de colonnettes décoratives. Les colonnettes servent également à répartir le poids des voûtes.
  • Un devant d’autel aux armes d’une famille de Mayenne, les Bazoge, qui se trouve au-dessus d’une des portes de la sacristie,
  • Les culots sculptés aux figures malicieuses à la base des nervures de la voûte du transept.

Dans le chœur, vous remarquerez au-dessus des ogives, des modillons à têtes humaines et au-dessus de la fresque contemporaine symbolisant les sacrements, une arcature aveugle à but décoratif.

Dans le côté sud du transept, une porte permet d’atteindre la crypte édifiée sous le nouveau chœur. Elle contourne le rocher sur lequel est construite la nef. Elle fut lieu de célébrations liturgiques pendant la reconstruction de l’après-guerre.